5,5 / 10
Neil Blomkamp revient donc.
Le réalisateur sud-africain de District 9 nous refait le coup de la fable sociale sous forme de film de science fiction.
Néanmoins, si dans le premier opus, la fraicheur et la liberté de réalisation prédominaient. Dans Elysium j'irais presque jusqu'à dire que le réalisateur s'est perdu dans l'univers aseptisé hollywoodien. Car oui l'histoire est vieille comme le monde, un homme tente de rétablir l'équilibre dans un monde scindé en deux entre des Terriens exploités, souffrants de famine et de maladies et un groupe d'élus vivant dans une station orbitale où l'opulence règne, Elysium.
Si le début du film apparait intéressant, nous dévoilant la personnalité qu'on croit complexe du personnage joué par Matt Damon, plus on avance dans l'histoire, plus ce qu'on pense utile à susciter de l'intérêt se trouve dilué dans des combats robotiques et de l'action bourrine et brouillonne.
Toute l'intelligence de District 9 est ici perdue au profit d'un blockbuster manichéen au possible.
Alors oui, c'est un bon blockbuster dans son genre, mais connaissant le réalisateur, on aurait définitivement pu s'attendre à beaucoup mieux.
vendredi 6 septembre 2013
jeudi 5 septembre 2013
Lone Ranger
7,5 / 10
Ou quand Jack Sparrow se retrouve de façon improbable dans un western.
Lone Ranger c'est l'un des blockbusters de l'été et c'est aussi l'adaptation cinématographique d'un célèbre feuilleton télévisé américain des années 50 et quasi inconnu hors du pays de l'oncle Sam.
L'histoire est celle d'un indien un brin dérangé, joué par Johnny Depp qui vient en aide à un jeune citoyen américain modèle (Armie Hammer) dans sa quête de vengeance après l'assassinat de son marshall de frère.
Evidemment, le scénario n'est pas si simpliste et se révèle bien plus fin qu'on pouvait au préalable s'y attendre.
Humour, grand spectacle, action, tous les ingrédients de la franchise "Pirates de Caraïbes" sont de nouveau au programme, ce n'est pas étonnant puisque outre Johnny Depp, on retrouve aux manettes Gore Verbinski, réalisateur des 3 premiers opus des aventures de Jack Sparrow.
Bref, ça va à 100 à l'heure, c'est franchement pas prise de tête, ça a des faux airs parfois de Retour Vers Le Futur 3 avec son côté comédie assumée mélangée aux codes classiques du Western (machine à vapeur, dynamite, scène de saloon..).
Honnêtement, on ne s'ennuie pas une seconde, les invraisemblances parfois grand-guignolesques des scènes d'action sont parfaitement intégrées à l'histoire et on prend juste son pied devant le travail de réalisation.
Pour finir je dirais qu'on en ressort sourire aux lèvres, le film ne révolutionne pas l'industrie cinématographique, mais on ne lui demandait pas tant.
Ou quand Jack Sparrow se retrouve de façon improbable dans un western.
Lone Ranger c'est l'un des blockbusters de l'été et c'est aussi l'adaptation cinématographique d'un célèbre feuilleton télévisé américain des années 50 et quasi inconnu hors du pays de l'oncle Sam.
L'histoire est celle d'un indien un brin dérangé, joué par Johnny Depp qui vient en aide à un jeune citoyen américain modèle (Armie Hammer) dans sa quête de vengeance après l'assassinat de son marshall de frère.
Evidemment, le scénario n'est pas si simpliste et se révèle bien plus fin qu'on pouvait au préalable s'y attendre.
Humour, grand spectacle, action, tous les ingrédients de la franchise "Pirates de Caraïbes" sont de nouveau au programme, ce n'est pas étonnant puisque outre Johnny Depp, on retrouve aux manettes Gore Verbinski, réalisateur des 3 premiers opus des aventures de Jack Sparrow.
Bref, ça va à 100 à l'heure, c'est franchement pas prise de tête, ça a des faux airs parfois de Retour Vers Le Futur 3 avec son côté comédie assumée mélangée aux codes classiques du Western (machine à vapeur, dynamite, scène de saloon..).
Honnêtement, on ne s'ennuie pas une seconde, les invraisemblances parfois grand-guignolesques des scènes d'action sont parfaitement intégrées à l'histoire et on prend juste son pied devant le travail de réalisation.
Pour finir je dirais qu'on en ressort sourire aux lèvres, le film ne révolutionne pas l'industrie cinématographique, mais on ne lui demandait pas tant.
mardi 28 mai 2013
Only God Forgives
4 / 10
2 ans après le fameux "Drive", le danois Winding Refn revient et nous pond un nouvel objet cinématographie ovniesque.
Ce qui est sûr c'est qu'on retrouve bien la patte du réalisateur, avec un film qui semble marcher au ralenti (Et heureusement qu'il ne dure qu' 1 heure 30), une musique aux synthés criards et des jeux de couleurs devant lesquels tu pries pour ne pas vivre ta première crise d'épilepsie.
On retrouve également l'acteur Ryan (Poseur) Gosling, qui comble de l'exploit arrive à être encore moins expressif et plus muet encore que dans Drive.
Pour le reste, le scénar semble tenir sur un ticket de métro, c'est une histoire de vengeance bien basique qui est prétexte ici pour de la violence gratuite à chaque plan. Oh oui je sais certains parleront d'esthétisme de la brutalité ou de sublimation de l'horreur ou autre trucs de bobos lecteurs de Télérama, personnellement j'ai trouvé ça sans intérêt.
J'aimerais ajouter que se dégage aussi une atmosphère assez glauque sur fond de relations oedipiennes entre le personnage principal et sa mère castratrice si bien qu'on finit par se demander si le réalisateur ne cherche pas à résoudre ses problèmes personnels à l'écran. Bref, c'est bien prétentieux, c'est souvent de l'esthétique pure et non au service de l'histoire (faudrait penser à tourner des clips plutôt), en gros c'est plutôt à éviter.
Vivement Fast And Furious 6 ..
2 ans après le fameux "Drive", le danois Winding Refn revient et nous pond un nouvel objet cinématographie ovniesque.
Ce qui est sûr c'est qu'on retrouve bien la patte du réalisateur, avec un film qui semble marcher au ralenti (Et heureusement qu'il ne dure qu' 1 heure 30), une musique aux synthés criards et des jeux de couleurs devant lesquels tu pries pour ne pas vivre ta première crise d'épilepsie.
On retrouve également l'acteur Ryan (Poseur) Gosling, qui comble de l'exploit arrive à être encore moins expressif et plus muet encore que dans Drive.
Pour le reste, le scénar semble tenir sur un ticket de métro, c'est une histoire de vengeance bien basique qui est prétexte ici pour de la violence gratuite à chaque plan. Oh oui je sais certains parleront d'esthétisme de la brutalité ou de sublimation de l'horreur ou autre trucs de bobos lecteurs de Télérama, personnellement j'ai trouvé ça sans intérêt.
J'aimerais ajouter que se dégage aussi une atmosphère assez glauque sur fond de relations oedipiennes entre le personnage principal et sa mère castratrice si bien qu'on finit par se demander si le réalisateur ne cherche pas à résoudre ses problèmes personnels à l'écran. Bref, c'est bien prétentieux, c'est souvent de l'esthétique pure et non au service de l'histoire (faudrait penser à tourner des clips plutôt), en gros c'est plutôt à éviter.
Vivement Fast And Furious 6 ..
mercredi 23 janvier 2013
Django Unchained
5,5 / 10
La "tarantinomania" a quelque chose pour moi d'assez incompréhensible. Si tout n'est pas à jeter dans sa filmographie (Inglorious Basterds en tête que j'ai trouvé excellent), je ne saisis pas toujours l'engouement que ses films suscitent.
Django Unchained ne restera donc pas dans ma mémoire de modeste cinéphile. Manichéen, caricatural, prévisible. Déjà en trois adjectifs, la trame est résumée. Le scénario donc, retrace l'histoire de Django, esclave dans l'amérique pré-sécessioniste qui aidé du docteur Schultz, chasseur de prime de son état, tente de libérer sa bien aimée, esclave elle aussi dans une plantation de coton.
Bon ça semble simpliste au premier abord, et sans en dévoiler trop, ça l'est réellement. La forme par contre est plutôt originale et sympa mais tarantinesque à souhaits. Les fans crieront au blasphème mais pour moi c'est quelque peu surchargé tant au niveau de l'humour distillé que de la photographie (couleurs criardes) ou encore de la musique: gloubi boulga d'Enio Morricone et de Rap US. Que les fans du maestro se rassurent également la violence est encore une fois stylisée et esthétisée, le but m'échappe toujours cependant.
Bref, à la relecture, j'ai l'impression d'être très sévère, je ne suis pas objectif, je n'ai jamais aimé et compris la folie qu'engendre un film signé Tarantino. Non vraiment, Django Unchained est loin d'être une bouse, allez y au moins pour les excellents Christoph Waltz et Leonardo DiCaprio.
La "tarantinomania" a quelque chose pour moi d'assez incompréhensible. Si tout n'est pas à jeter dans sa filmographie (Inglorious Basterds en tête que j'ai trouvé excellent), je ne saisis pas toujours l'engouement que ses films suscitent.
Django Unchained ne restera donc pas dans ma mémoire de modeste cinéphile. Manichéen, caricatural, prévisible. Déjà en trois adjectifs, la trame est résumée. Le scénario donc, retrace l'histoire de Django, esclave dans l'amérique pré-sécessioniste qui aidé du docteur Schultz, chasseur de prime de son état, tente de libérer sa bien aimée, esclave elle aussi dans une plantation de coton.
Bon ça semble simpliste au premier abord, et sans en dévoiler trop, ça l'est réellement. La forme par contre est plutôt originale et sympa mais tarantinesque à souhaits. Les fans crieront au blasphème mais pour moi c'est quelque peu surchargé tant au niveau de l'humour distillé que de la photographie (couleurs criardes) ou encore de la musique: gloubi boulga d'Enio Morricone et de Rap US. Que les fans du maestro se rassurent également la violence est encore une fois stylisée et esthétisée, le but m'échappe toujours cependant.
Bref, à la relecture, j'ai l'impression d'être très sévère, je ne suis pas objectif, je n'ai jamais aimé et compris la folie qu'engendre un film signé Tarantino. Non vraiment, Django Unchained est loin d'être une bouse, allez y au moins pour les excellents Christoph Waltz et Leonardo DiCaprio.
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