8 / 10
Réalisme sauvage, The Revenant d'Inarritu peut être défini comme ça.
Ce film qui a valu enfin l'oscar à Di Caprio est d'abord et avant tout grandiose esthétiquement parlant. Que ce soit au niveau de la photographie, de la mise en scène, de la virtuosité du réalisateur à tenter de capter les fameux instants magiques d'une nature hostile, rien n'est à jeter.
Le long métrage, adapté de l'histoire vraie de Hugh Glass, trappeur laissé pour mort par ses compagnons dans le Sud Dakota n'est pas forcément à voir pour son scénario qui peut sembler relativement basique voire manichéen mais d'abord et avant tout pour le personnage principal selon moi du film qui est l'environnement dans lequel les protagonistes évoluent.
A la fois hostile et dangereuse, et parfois salvatrice la nature brute dans laquelle Glass trace sa route est Le grand point mis en avant par Inarritu qui réussit à la rendre vivante et réaliste par l'utilisation, sans modération aucune, de nombreux plans séquences qui prennent littéralement aux tripes.
Di Caprio est au sommet de son art par ailleurs, certaines mauvaises langues diront qu'il surjoue, voulant à tout prix sa statuette .. Mais comment faire autrement dans le contexte extrême dans lequel est plongé son personnage ?
Ce film est une ode à la vie, à la survie, le sang, la douleur, le froid, la sueur, rien n'est épargné au spectateur qui assurément ne verra pas le temps passer.
lundi 6 juin 2016
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